Méthodologie numérique

BIM est synonyme de collaboration, d’une part, entre partenaires (Building Information Management), et d’autre part, par l’utilisation de technologies qui rendent cette collaboration possible (Building Information Modelling). La confiance est un prérequis dans la collaboration numérique. Des accords seront nécessaires pour garantir que la propriété et l’utilisation des données seront correctement cadrées. Les droits et les responsabilités devront être définis pour chaque rôle dans ce monde numérique. Une méthodologie numérique permettra de concrétiser ce cadre.

Une méthodologie numérique ou une autre forme de coopération ?

Votre propre méthode numérique ?

Un utilisateur final fort (tel que AWV, Régie des Bâtiments / Toyota, Albert Heijn) peut ouvrir son propre système (ou un système tiers) aux utilisateurs, fabricants et partenaires. Il s’agit d’un partenariat fermé.

Une plateforme numérique ?

Une plateforme numérique est une initiative d’un acteur qui détermine les règles du jeu et offre des services à d’autres acteurs distincts désireux de collaborer selon les conditions du premier (par exemple BIM360-Autodesk Forge / Airbnb).

Une méthodologie numérique

Une méthodologie numérique commune est créée lorsque plusieurs acteurs travaillent ensemble par voie numérique et concluent des accords communs sur les standards, les processus et les rôles.

La propriété et l’utilisation des données sont correctement réglementées.

Conceptuellement, l’organisation du BIM ne peut pas dépendre de chacun des systèmes des utilisateurs finaux. Cela mènerait à une situation où tous les autres acteurs doivent modifier leurs processus et leurs méthodes de travail pour chaque utilisateur final. Cette inefficacité serait indirectement répercutée sur les utilisateurs finaux, qui resteraient fidèles à leur propre système. Cette forme de coopération est donc inefficace pour chaucun des acteurs.

Les plateformes sélectionnent les acteurs et permettent la concurrence (par exemple Trivago contre Booking.com). Tandis que les systèmes concernent l’ensemble du secteur (par exemple le secteur bancaire) et doivent donc être non concurrentiels.

Une méthodologie numérique pour le BIM ne suffit pas

Les méthodologies numériques doivent permettre le développement d’activités commerciales sous forme de données, de contenu, d’applications et de services conçus par les développeurs de logiciels, pour le compte des acteurs BIM. Une méthodologie numérique doit donc reconnaître les différentes plateformes qui fonctionnent selon les règles de cette méthodologie en question → compabilité des plateformes.

Les méthodologies numériques doivent également réguler certains éléments, à la manière d’un RGPD du monde numérique :

  • Identité des personnes, des entreprises, des organisations, …
  • Politique en matière de traitement des données
  • Principe « Effacer et oublier »
  • Transférabilité des données (sous conditions)
  • Les droits de propriété, les droits des utilisateurs et les droits d’auteur sont correctement réglementés

Pourquoi une méthodologie numérique pour le BIM est-elle nécessaire ?

Une photo qu’un consommateur poste sur Facebook, partage, qui est utilisée à n’importe quelles fins par Facebook même ou d’autres followers, ce n’est peut-être pas très importante pour ce consommateur car elle reste dans sa sphère privée, mais avec le BIM, c’est complètement différent.

De nombreuses informations sensibles peuvent être extraites d’un modèle BIM, par exemple la façon dont une porte est sécurisée dans une prison, où les caméras de sécurité sont situées dans un bâtiment de haute sécurité, où le générateur de secours est situé dans un tunnel, etc. Les plugins sur le logiciel de modélisation BIM peuvent lire ces informations et les transmettre au fournisseur du plugin.

En outre, il existe des plateformes de modélisation BIM et des plateformes de collaboration BIM qui stipulent dans leurs conditions générales que toutes les informations contenues dans les modèles BIM téléchargés peuvent être analysées et monétisées par elles.

Toutes ces fuites d’information peuvent être évitées grâce à des conditions particulières.

Exceptions aux conditions générales

Les grands utilisateurs finaux peuvent négocier des conditions différentes pour leurs projets sur une plateforme de collaboration BIM, mais ils attireront leurs utilisateurs avec eux (généralement plus petits). Tant que ces utilisateurs sur une telle plateforme restent dans le cadre des projets de ces grands utilisateurs finaux, la situation est simple. Mais ils ne réalisent souvent pas qu’en tant qu’utilisateurs, ils ne peuvent pas aussi facilement utiliser cette plateforme pour leurs autres projets.

Lorsque les utilisateurs en prennent conscients, il arrive souvent qu’ils peinent à obtenir les nécessaires dérogations et exceptions aux conditions générales de ces plateformes. Par ailleurs, ces plateformes sont souvent soumises au droit anglais ou américain, qui suit une logique juridique complètement différente de celle du droit européen continental.

Que faut-il organiser ? Et par qui ?

Sous la devise « le partage est la nouvelle multiplication », beaucoup de paramètres doivent être cadrés pour que les acteurs se sentent en sécurité et à l’aise pour commencer à partager leur données.

  • Tous les acteurs (utilisateurs, fabricants, partenaires et utilisateurs finaux) doivent tenir certains engagements ;
  • Il convient d’établir qui utilise quelles informations de chacun des acteurs susmentionnés et à quelles fins

Toutes ces éléments constituent les règles de la méthodologie numérique et sont supposées être gérées par le gouvernement fédéral.

Juridique – général :

  • Établir un certain nombre de principes
  • Élaborer des accords types pour chacun des acteurs
  • Suivi et publication du cadre juridique

Juridique – produits et contexte

  • Produits : aspects juridiques en phase de finalisation
  • Environnement : aspects juridiques en phase de finalisation
  • Bâtiment/contexte : beaucoup de questions en suspens notamment un éventuel conflit avec les droits d’auteur des architectes ?

Une transposition d’un certain nombre de principes du monde physique vers le monde numérique est nécessaire.

Note générale :

Les aspects juridiques relatifs à la méthodologie numérique transcendent les intérêts des acteurs de l’écosystème TechBiM et s’appliquent à tous les acteurs de l’industrie de la construction. Des efforts sont donc déployés pour porter le niveau actuel à un niveau supérieur à celui de TechBiM.